Semaine nationale des entraîneurs : faites connaissance avec trois entraîneurs de tennis communautaire

Écrit par Melissa Boyd

16 septembre 2026

August 4, 2026

@sjchampagne

Sarah-Jade Champagne/Tennis Canada

Rogers Premier Set

Cette semaine, pour célébrer la Semaine nationale des entraîneurs au Canada, nous vous présentons trois entraîneurs qui font la différence dans leur collectivité en Alberta, au Nouveau-Brunswick et en Ontario.

Matt Dudley est un professionnel de club au Grande Prairie Tennis Club. Il apporte avec lui une expérience impressionnante en tant qu’entraîneur, acquise au centre Sanchez-Casal de Barcelone et dans le cadre de programmes de tennis organisés par des country clubs en Californie et à Hawaï. Il a également été le meilleur junior d’Australie.

Aline Gonsalves évolue dans le monde du tennis depuis plus de 25 ans. Elle est une professionnelle de tennis certifiée, directrice de tournoi et de coordinatrice de club au sein de divers clubs de l’Ontario.

Emma Jones est directrice de club au sein de l’Association de tennis de Sussex, où elle travaille depuis six ans. Sussex s’est récemment vu attribuer une aide financière de deux ans dans le cadre des subventions du tennis communautaire du programme Jeu. Set. Équité. afin de soutenir son programme de tennis destiné aux filles.

Tous les trois ont évoqué leur passion pour le métier d’entraîneur et l’influence que le tennis exerce au sein de leur collectivité respective. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans une carrière d’entraîneur?

Dudley : Le tennis m’a fait voyager partout dans le monde. C’est le métier d’entraîneur qui a donné tout son sens à ces voyages. Lorsque j’entraînais en Espagne et aux États-Unis, j’ai toujours constaté la même chose : un bon entraîneur change la façon dont un joueur perçoit le jeu, et souvent la façon dont il se perçoit lui-même. Je voulais être cette personne-là, pas seulement celui qui savait frapper la balle.

Jones : J’aime aider les joueurs, enfants comme adultes, à acquérir des notions et des compétences, et j’aime particulièrement les encourager à persévérer afin qu’ils puissent être fiers, non seulement du résultat de leurs efforts, mais aussi des progrès qu’ils accomplissent en cours de route. 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le métier d’entraîneur?

Dudley : Le moment où un joueur «comprend». Je préfère le travail quotidien aux moments forts : préparer une séance, cerner le groupe et faire en sorte que les joueurs repartent meilleurs qu’à leur arrivée.

Jones : J’adore créer des liens avec les gens, et j’aime particulièrement voir ces personnes avoir des «moments de révélation» lorsqu’elles apprennent à faire quelque chose qui leur est parfois étranger et qu’elles commencent à constater des progrès.

Quelle influence un entraîneur peut-il avoir sur une collectivité ou le programme d’un club?

Dudley : La force d’un club dépend des normes sur le terrain. Un entraîneur établit ces normes : comment s’échauffer, comment communiquer les uns avec les autres, comment faire en sorte que les débutants se sentent bien accueillis, comment faire une place aux meilleurs joueurs. Si l’encadrement est bien organisé et cohérent, le nombre de participants augmente, les programmes scolaires alimentent le club et les bénévoles restent. 

Jones : Je crois que la communauté et les relations positives et chaleureuses sont essentielles à notre bien-être global, et l’entraînement est un moyen tellement intéressant et ludique pour moi de contribuer positivement à la santé et au bien-être général des athlètes. Les entraîneurs peuvent faire ou défaire un programme. Un encadrement positif qui favorise un cadre dans lequel les athlètes ont envie de progresser est essentiel à la pérennité d’un club. 

Gonsalves : Aider les enfants à prendre confiance en eux grâce au tennis tout en leur permettant d’acquérir des compétences utiles dans la vie est une expérience stimulante. La plupart des enfants qui s’entraînent et participent à des compétitions en Ontario me connaissent. Ils savent que je me soucie de leurs progrès, de leur réussite et de leur bonheur. Lorsque les entraîneurs s’investissent et accordent une attention particulière aux enfants, les bénéfices sont réciproques.

Cette année, vous avez mis en place le programme Premier set Rogers. Quel résultat avez-vous constaté?

Dudley : Dans les écoles, cela a permis de réduire les barrières d’accès. Les enfants ont pu s’initier au tennis dans un cadre familier, en suivant une progression adaptée, sans que leurs parents aient besoin d’être membres. Au club, nous avons vu de nouveaux visages, un intérêt accru de la part des familles et un lien plus fort entre la collectivité et le Grande Prairie Tennis Club. 

Jones : Cela nous a permis de nouer des liens avec des écoles, des élèves et des enseignants, ce qui n’aurait pas été possible autrement. Cela a eu une incidence positive sur notre programme «Girls in Tennis», lancé l’année dernière. Nous avons constaté une nette amélioration de la fréquentation et de la participation cette saison.

Gonsalves : Les joueurs participent souvent à des tournois et me racontent comment ils ont pu mettre en pratique certaines des suggestions que je leur ai données pour améliorer leurs habiletés techniques, tactiques, mentales et émotionnelles au tennis. Les clubs participants ont constaté une augmentation de la fidélisation des juniors, un développement de leurs programmes et une amélioration de la satisfaction client, le tout accompagné de nombreux sourires.

À quoi ressembleront les un à cinq prochaines années dans le cadre de vos fonctions?

Dudley : Je souhaite que le Grande Prairie Tennis Club devienne le lieu incontournable de la région pour s’initier au tennis et continuer à pratiquer ce sport. Cela suppose le développement du programme Premier set Rogers et des activités en milieu scolaire, de mettre en place un modèle plus clair, du premier échange jusqu’aux ligues juniors et adultes, et de former des entraîneurs locaux afin que le programme ne dépende pas d’une seule personne.

Jones : J’adore être sur le terrain. Cela dit, une partie importante de mes nouvelles fonctions consiste à encadrer les jeunes entraîneurs qui gravissent les échelons au sein de notre programme, et je tiens à m’assurer qu’ils disposent des ressources nécessaires pour devenir le genre d’entraîneurs dont notre club et notre sport ont vraiment besoin. 

Gonsalves : Améliorer les programmes juniors, élargir les possibilités de compétition pour les juniors et transmettre les enseignements tirés des tournois afin d’améliorer les méthodes d’entraînement.

Photo vedette par : Sarah-Jäde Champagne