Cela fait 14 ans que Nathalie Tauziat s’est jointe à l’équipe d’entraîneurs de Tennis Canada. Au cours de cette période, elle a eu pour mission d’aider des joueuses telles qu’Eugénie Bouchard, Bianca Andreescu et Victoria Mboko à exploiter leur potentiel pendant leurs années de formation, alors qu’elles effectuaient la transition vers le circuit professionnel, un défi qu’elle a relevé avec brio. Elle attribue le succès de ces joueuses à leur soif d’amélioration ainsi qu’à leur désir d’apprendre et d’écouter. Elle a également été entraîneure de l’équipe canadienne de la Coupe Billie Jean King et a fait partie de l’équipe qui a remporté le titre en 2023.
Après une collaboration très fructueuse avec Mboko, qui a permis à la jeune joueuse de 19 ans de remporter deux titres de la WTA, d’effectuer un parcours historique à l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers de 2025 à Montréal, et de se hisser rapidement dans le Top 10 mondial, Tauziat s’est vu offrir un nouveau poste aux responsabilités. Elle supervise désormais le développement des joueuses de toutes les catégories d’âge au sein du programme de la haute performance de Tennis Canada. Lorsqu’on lui a proposé ce nouveau rôle, elle n’a pas hésité à prolonger son association avec une équipe au sein de laquelle elle se sent comme chez elle.
« J’aime beaucoup l’ambiance qui règne ici. J’aime travailler avec Guillaume Marx (vice-président de la haute performance) et Noëlle van Lottum (responsable du tennis féminin). Je m’entends bien avec les entraîneurs, a commenté Tauziat. J’aime vraiment mon métier d’entraîneure. J’adore travailler avec les joueuses et les aider à atteindre le plus haut niveau. J’essaie de leur parler de mon expérience d’ancienne joueuse, et je pense que nous avons un bon groupe de jeunes espoirs, ce qui est très intéressant. »
Tauziat a récemment assisté au tournoi J200 de l’ITF à Woodbridge. Elle a pu y suivre quelques-unes des joueuses de 18 ans et moins les plus prometteuses du pays, notamment Nadia Lagaev, notre junior la mieux classée de l’ITF et membre du Centre national de tennis présenté par Rogers à Montréal, qui a finalement remporté le tournoi. Elle était aussi présente lors des qualifications du Mondial junior de tennis par équipe de l’ITF à Montréal pour soutenir les joueuses et les capitaines.
« Le plus grand défi consiste à travailler avec de jeunes joueuses qui n’ont pas encore pleinement exploité leur potentiel, a ajouté Tauziat. C’est à nous de leur montrer que tout est possible et de leur donner les outils dont elles ont besoin pour aller le plus loin possible, afin de réaliser leur rêve d’intégrer le circuit professionnel. Ce serait formidable d’avoir encore plus de filles dans le Top 100. »
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L’ancienne troisième mondiale et finaliste de Wimbledon en 1998 estime que la solide délégation canadienne, qui brille actuellement sur le circuit de la WTA, tant en simple qu’en double, incitera la prochaine génération à suivre ses traces.
« L’avenir s’annonce prometteur pour les professionnelles : nous avons Vicky (Mboko) dans le Top 10, il y a aussi Leylah (Fernandez), Marina (Stakusic), Kayla (Cross), puis Gaby (Dabrowski) dans le Top 10 en double, ce qui est important, a mentionné Tauziat. Il y a un esprit de compétition sain et une dynamique positive entre Leylah et Vicky, nos meilleures joueuses. Cela peut vraiment inspirer nos jeunes et les motiver à s’améliorer et à atteindre le plus haut niveau. »
Les connaissances et la passion de Mme Tauziat pour l’entraînement se sont révélées inestimables au cours des 14 dernières années, et son nouveau rôle lui donne l’occasion d’exercer une influence positive sur encore plus de jeunes espoirs canadiens.
Photo par : Sarah-Jäde Champagne



