C’est avec tristesse que Tennis Canada a reçu la nouvelle du décès du journaliste et contributeur de longue date de la fédération, Mario Brisebois, qui nous a quittés récemment à la suite d’une longue bataille avec le cancer.
Scribe talentueux et raconteur assidu de l’évolution de notre sport depuis le début des années 1980, Brisebois a connu une longue carrière comme journaliste sportif au Québec. Après avoir fait ses débuts comme collaborateur de golf au Journal de Montréal alors qu’il était cadet de la réputée golfeuse Jocelyne Bourrassa, championne de l’Omnium canadien en 1973, il a gravi les échelons à grande vitesse, au point de se voir confier rapidement une nouvelle responsabilité : la couverture du tennis. Par le fait même, Brisebois est non seulement devenu le premier chroniqueur à temps plein du tennis dans l’histoire de la province de Québec, mais il a également a entamé longue une histoire d’amour et d’engagement avec notre sport.
S’il a évidemment couvert tous les grands moments sportifs qui ont marqué les annales canadiennes du tennis au cours des dernières décennies, il était surtout reconnu pour ses efforts visant à mettre en valeur les gens qui, dans l’ombre, contribuaient à ces grands succès. Bénévoles, entraîneurs, organisateurs d’événements, accompagnateurs : il allait à la rencontre de tous les hommes et femmes qui cherchaient à utiliser le tennis pour améliorer la vie des gens. Il avait d’ailleurs un style d’entrevue bien à lui, connu comme la « conversation amicale » : une entrevue qui avait rarement l’air d’en être une, mais qui rendait les gens très à l'aise et qui, plus souvent qu’autrement, faisait ressortir les meilleures histoires du tennis d’ici.
L’histoire d’amour entre Brisebois et le tennis s’est étalée sur près de 40 ans, lui qui a fait un travail colossal de promotion du sport en suivant toutes les activités de Tennis Canada, des tournois juniors jusqu’à celui de l’Omnium Banque Nationale, et au-delà. En plus de ses différentes chroniques au sein du Journal de Montréal, il n’a pas non plus hésité à soutenir la fédération en travaillant comme rédacteur-collaborateur pour les plateformes de Tennis Canada, avec l’objectif de faire croître encore davantage les efforts de rayonnement du tennis auprès des Canadiennes et Canadiens.
Son apport global a été tellement important que Brisebois s’est vu décerné en 2006 une distinction rare pour un membre des médias, soit un des prestigieux Prix de reconnaissance de Tennis Canada remis annuellement à des membres de la grande famille du tennis dont la contribution a créé un impact positif sur le tennis et sont investis dans le sport sur la scène nationale, provinciale ou communautaire.
Son travail d’exception lui a aussi permis de rejoindre les rangs de l’International Tennis Writers Association (ITWA), un club très sélect de journalistes internationaux reconnu comme étant les meilleurs rédacteurs et rédactrices du tennis mondial.
Ami de tous, possédant une écoute rare et une aura souvent qualifiée de rassurante, il laissera certainement un grand vide derrière lui, même s’il lègue également un important héritage écrit et ainsi que des souvenirs impérissables.
L’histoire se souviendra de lui comme un homme qui, grâce à ces multiples chroniques, aura su façonner l’image du tennis auprès du grand public. De notre côté, nous garderons surtout en mémoire qu’il aura été l’un de nos pionniers les plus influents, contribuant grandement à faire du tennis un sport de premier plan au Québec et au Canada.
Monsieur Brisebois, le tennis canadien vous salue et vous remercie chaleureusement pour tout ce que vous avez fait.



