Tennis Canada s’engage à offrir un milieu sûr et inclusif, ce qui passe notamment par l’intégration de la santé mentale et du bien-être dans le parcours des joueurs de tennis. Notre directrice du mieux-être, Marie-Josée Bellemare, mène ces initiatives depuis trois ans avec le soutien de l’équipe responsable de la santé mentale et du mieux-être, et veille à ce que le débat sur la santé mentale occupe une place centrale au sein de la grande famille du tennis.
Elle met tout en œuvre pour favoriser le mieux-être général des athlètes, y compris des joueurs de tennis en fauteuil roulant, des entraîneurs et du personnel. Elle recrute également les familles d’accueil au Centre national de tennis présenté par Rogers (CNT) à Montréal pour les joueurs qui déménagent, afin de leur offrir un cadre favorable à leur épanouissement et à leur développement.
Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en psychoéducation, Mme Bellemare s’est jointe à Tennis Canada après avoir travaillé dans le système de l’éducation. Elle a exercé dans différents contextes à l’international, notamment en Bolivie, en France et aux États-Unis.
« Avant, je faisais la promotion de l’activité physique ; aujourd’hui, je m’occupe de la santé mentale dans un sport qui est la forme ultime d’activité physique. C’est donc un changement intéressant, a commenté Mme Bellemare. Je m’appuie sur mon expérience pour adopter une approche globale auprès des athlètes et privilégier l’aspect humain avant tout, afin de les aider à améliorer leurs performances. »
Grâce à notre partenariat avec le Centre canadien de la santé mentale et du sport, les entraîneurs et les athlètes bénéficient d’un accès gratuit à des professionnels de la santé mentale et d’un parcours confidentiel leur permettant d’obtenir les services dont ils ont besoin. Les entraîneurs ont également accès à un examen médical ainsi qu’à une formation sur la gestion des conflits et de l’intimidation. On leur fournit en outre des outils leur permettant d’être plus attentifs et de réagir lorsqu’ils détectent des signes de difficultés en matière de santé mentale. De leur côté, les athlètes bénéficient d'une formation en nutrition et récupération, en plus d’activités de groupe dans leur milieu d’entraînement et pendant des camps, qui contribuent à normaliser les conversations autour de la santé mentale et leur fournissent des connaissances de base, comme la compréhension de la différence entre obtenir du soutien pour améliorer la performance mentale et demander de l’aide pour traiter une maladie mentale. Sans oublier que les joueurs du Centre national de tennis (CNT) ont accès à un salon pour se détendre et peuvent profiter d’activités en dehors du terrain.
Mme Bellemare collabore également avec le personnel d’encadrement et des tournois de Tennis Canada, surtout avant et pendant l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers. L’an dernier, le programme équilibre a été mis en place pour aider à gérer le stress ainsi que les hauts et les bas liés à l’organisation d’un tournoi international de 12 jours. Parmi les initiatives de bien-être figuraient des massages sur place, des petits-déjeuners, des zones de détente et des cabines de ressourcement. Les équipes ont également été encouragées à établir un horaire de travail adapté à leurs réalités et à leurs besoins respectifs. Le personnel bénéficie également d’une semaine du bien-être à l’échelle de l’entreprise après le tournoi pour refaire le plein d’énergie.
L’objectif pour les mois à venir est d’élargir l’accès aux ressources en santé mentale par l’intermédiaire des Associations provinciales et territoriales de tennis (APTT) et d’assurer une présence intégrée à tous les tournois de Tennis Canada. Le renforcement de la formation des parents, des entraîneurs et du personnel est également une priorité.
Mme Bellemare estime que les stratégies mises en place confirment que le mieux-être est essentiel à la performance, à la réussite à long terme et à l’excellence, et envoient un message fort selon lequel la santé mentale est tout aussi importante que la santé physique.
« Chaque année, nous voyons davantage d’athlètes de haut niveau, notamment dans le tennis, prendre la parole et contribuer à réduire la stigmatisation liée à la santé mentale, ce qui améliore la sensibilisation. Ce qui serait formidable à l’avenir, ce serait de transformer cette prise de conscience en actions, a expliqué Mme Bellemare. Maintenant que nous savons quelles sont les ressources existantes, nous voulons qu’elles soient pleinement intégrées dans une culture où le fait de demander de l’aide est considéré comme une force. »



